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Changer l'eau des fleurs, Valérie Perrin

Auprès de Violette, on trouve le réconfort lorsqu'on la croise dans son cimetière ou que l'on s'aventure dans sa maison de gardienne.
Pourtant, elle en a subi, des revers. Orpheline, elle a crû trouver le bonheur dans les bras de Philippe, un coureur de jupon, qui lui a laissé la charge de la barrière puis du cimetière dont ils doivent s'occuper. Leur mariage ne lui a donné que l'espoir d'une vie meilleure avec la venue de Léonine, leur fille, bientôt victime d'un terrible accident alors qu'elle vient de retrouver... sa peluche.

Les vies et les morts se mêlent dans ce récit qui a la douceur d'une fleur que l'on soigne avec tendresse et les épines qui meurtrissent inévitablement les existences avides, et par voie de conséquence, leur entourage.

Avec des si et des peut-être, Carène Ponte

Maxine nous livre avec humour sa vie rocambolesque, même si un sentiment de culpabilité la ronge : elle se sent responsable d'un accident meurtrier dans sa propre famille. Cependant, elle avance coûte que coûte, entourée de ses amies, et de son frère et de sa sœur. Et qui sait peut-être va-t-elle trouver le compagnon idéal ?

L'auteure nous plonge dans un roman d'abord léger, puis elle use d'un tour de passe-passe osé mais réjouissant pour s'interroger sur sa vie, pour comprendre le poids des événements dans les choix qu'elle a faits.
Sympathique, décapant et étonnant !

Bilqiss, Sophia Azzeddine

Flamboyant : Bilqiss est animée d'un feu qui est haine, mais aussi élan mystique, voire même combat pour toutes les femmes et tous les hommes opprimés par une religion dictée par une poignée d'imposteurs.

Nous sommes dans le couloir de la mort, la victime serait cette même religion que l'accusée aurait offensée.Les déchaînements sont absurdes car Bilqiss témoigne d'une foi indéfectible malgré les corrections inhumaines qu'elle a déjà reçues.
À cela s'ajoute le trouble d'un juge touché par son courage et sa ferveur.

L'auteure a un style percutant, ne ménageant ni les archaïsmes d'une pratique musulmane déviante, ni l'indécence d'un occident moralisateur.