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Le soleil s'est réfugié dans les cailloux, Anne-Lise Blanchard

Des mots mystérieux au rythme cassé et cadencé sur la page de droite, font face au contexte syrien résumé en une phrase à gauche.
L’horreur s’abat.
Forcément.
La vie, blessée, s’étire un peu. L’enfance se joue encore.
Les coquelicots et les fleurs d’oranger indifférents ou inattendus évoquent les temps passés.
Le texte semble puiser au plus profond de soi la force de surmonter l’impensable.
On voudrait oublier mais on se laisse prendre malgré tout.

Ecrire de la poésie dans le chaos syrien est un engagement, une nécessité, une incongruité.
L’auteure ne se voile pas la face. Ses mots exhalent une souffrance, une urgence.
Ce recueil poignant est difficile d’atteinte mais la poésie permet d'affronter l'actualité opaque d'atrocités incompréhensibles.

Pardonnable, impardonnable, Valérie Tong Cuong


Lino et Céleste semblaient heureux. Avant que Milo, leur fils tant désiré, ne chute.
Le drame s’installe, d’autant que la douleur révèle d’autres failles, anciennes et encore béantes. Marguerite, la tante, qui pourrait être la coupable idéale est elle-même victime du mépris infanticide de sa propre mère, Jeanne. Quant à Lino, il mesure enfin les conséquences dévastatrices d’un égarement fautif.
Céleste va-t-elle parvenir à maintenir voire créer le lien qui pourrait rassembler les proches de Milo autour de lui ? L’urgence se fait sentir : le jeune adolescent régresse, sa rééducation est empêchée par ce qu’il perçoit de la désintégration de sa famille.
L’auteure nous entraîne dans une spirale infernale où l’impardonnable, irréversible, tire vers le fonds. Le malaise est à son comble. La tragédie lamine.
Cependant, la parole libère peu à peu, permettant des possibles inespérés tout en abolissant des concessions inacceptables. Une lumière, fragile, mais tangible, éclaire alors le parcours chaotique de ces êtres meurtris, leur ouvrant tout compte fait, de nouveaux horizons.