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Kaboul était un vaste jardin, Qais Akbar Omar

Années 90

Avant l'arrivée des moudjahidines, Qais vivait paisiblement au sein d'une famille cultivée. Il bénéficie de la sagesse de son grand-père et de la complicité de son cousin Wakeel, avec qui il aime faire voler des cerfs-volants.
En très peu de temps, les habitants de Kaboul apprennent à vivre entre tirs de roquettes et rafales de snipers aveugles. La vie devient absurde et ne tient plus qu'à un fil. On fuit avec rien.
Pour la famille de Qais, menée par un père courageux et inventif, commence un long périple. De longs mois s'écoulent avant qu'ils puissent y retourner, à la faveur d'un cessez-le-feu semblant se stabiliser : Les talibans, pauvres hères incultes, instaurent alors un ordre nouveau, légitimé par une lecture du Coran pour le moins douteuse. La peur revient, plus pernicieuse, mais tout aussi insupportable.

L'intensité du récit tient à l'expérience terrible du jeune garçon dans un Afghanistan exsangue et en proie à la violence aveugle, en particulier à Kaboul où l'on apprend qu'un certain Ben Laden a pris ses quartiers.