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Le nom des gens, Michel Leclerc


Une fable burlesque sur la façon de trimbaler son passé... et celui de sa famille au sein de la société française, et d'y prendre sa place alors qu'on n'est pas Français de souche.
Arthur (Martin) le cache, le dénie, le passé, alors que Bahia le vit de façon extravertie, en le poussant au bout de ses contradictions.
Blessés différemment, ils sont complémentaires, et tentent, chacun à leur façon, de tirer l'autre vers une vie plus détachée du poids de son histoire.
Bahia, fière de son père algérien, effacé et travailleur, doit vivre avec le traumatisme des attouchements qu'elle a subis petite et le surmonte par une vie débridée. Arthur, lunaire et sensible, fait face à un tabou, celui de la déportation : Sa mère a été brutalement séparés de ses parents grecs alors qu'elle n'était qu'une enfant. Pour ne pas en parler, ses parents restent obstinément murés dans leur inclination pour les techniques désuètes.

Drôle et riche en réflexions à la fois, le film rebondit dans le présent en nous offrant une rencontre avec Lionel Jospin et un passage sur le plateau du "téléphone sonne" de France Inter.
Et surtout la vitalité et la fraîcheur de Bahia nous ravit.
Un tsunami.
Mais reste aussi la douceur d'Arthur face à ses parents... qui crève l'écran.


Bahia Benmahmoud : Sara Forestier
Arthur Martin : Jacques Gamblin